Distribution minimale

2 femmes -4 hommes (Modulable)
Saynètes écrites entre 2004 et 2016
Droits d'auteur SACD
Durée totale : 90 minutes


Information

Les 12 saynètes

Pour accéder à la présentation de chaque saynète, cliquez sur la photo correspondante colonne de gauche.
Vous y trouverez l'histoire la distribution, un commentaire et un extrait pour chacune d'entre elles.

lundi 11 avril 2016

Z'OISEAUX ET RAPACES



Durée approximative : 8 minutes

PERSONNAGES :
Les moineaux :
-       Johnny
-       Tommy
Les rapaces :
-       Mathilde
       Irène


Synopsis : Deux moineaux attendent de casser la croûte dans un parc. Leur déjeuner va être interrompu par l’arrivée de deux rapaces.

Décor : libre de choix.
Exemple : Banc ou branche d’arbre sur lesquels sont « perchés » les moineaux au départ.
Commentaire : Un article relatant la présence d'aigles royaux dans les grattes ciels de New-York a titillé mon imagination. Le grand prédateur de la chaine alimentaire des oiseaux doit sûrement donner des plumes blanches à ses petits frères et à toute la faune de la ville et des parcs. L'occasion pour les comédiens et les comédiennes de mimer les deux espèces à travers un sketch plein d'humour.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 

 -EXTRAIT-

Un comédien  est en place à cour. Il regarde face public. Il lâche quelques « piou » avec de grands yeux. Un second, venant de jardin, vient le rejoindre.

Tommy : Piou !
Johnny : Piou !
Tommy : Piou !
Johnny : Piou !
Tommy : Piou !
Johnny : Oui… bon… tu veux quoi ?
Tommy : Il y a des trucs à picorer ici ?
Johnny : Pas encore.
Tommy : Pas encore ? Ça veut dire quoi pas encore ?
Johnny : Humaine à six heures. Piou ! En train de manger son sandwich…Poulet, crudité et fromage.
Tommy : On peut partager ? Piou ! J’aimerais bien casser la graine.
Johnny : Je prends le fromage et la tomate.
Tommy : Et moi le poulet, donc ?
Johnny : Ouais. Je ne mange pas mes cousins… Piou ! Même morts…
Tommy : Ah ?  C’était ton cousin ? Piou ! Condoléances.
Johnny : Piou….t’es un sacré moineau toi…

Ils fixent face public en lâchant des « piou » de temps en temps.

Cie Prêts-textes-juillet 2017- Sainte Marie (La Réunion)
Tommy : Elle en a encore pour longtemps ?
Johnny : Je ne sais pas. Piou ! La moitié du sandwich y est déjà passé.
Tommy : Ouais, on va encore récolter que les miettes, c’est couru d’avance.
Johnny : Pas sûr.
Tommy : Pas sûr ? Piou ! Pourquoi pas sûr ?
Johnny : Elle a l’air de ralentir.
Tommy : Ah ? J’ trouve pas…
Johnny : Piou ! Je l’ai repéré depuis qu’elle s’est assise et je te dis qu’elle ralentit.
Tommy : Tu as dit « qu’elle a l’air de ralentir ». Pas qu’elle ralentit.
Johnny : Tu as l’air chiant Tommy mais finalement.. Piou ! Tu n’en as pas seulement l’air.



Tommy regarde face public en sautillant comme un moineau sur sa branche.

Tommy : Piou ! Regardes !
Johnny : Ouais …. Piou ! Encore une bouchée…
Tommy : Elle va tout becqueter, c’est sûr !
Johnny : Elle va caler…
Tommy : Piou !….et bien ça a pas l’air….au fait, Johnny ?
Johnny : Quoi ?
Tommy : Tu es au courant pour Samy ?
Johnny : Quoi Samy ?
Tommy : Il s’est fait avoir.
Johnny : Piou !… n’importe quoi.
Tommy : Si ! Il paraît qu’il s’est fait avoir. Piou !
Johnny : Ah ! « Il parait » maintenant…
Tommy : Comme je te dis.
Johnny : C’est le plus rapide d’entre nous. Impossible. Piou ! Et il se serait fait avoir quand ?
Tommy : Oh regardes ! Piou ! La poubelle ! Elle l’a mis dans la poubelle !
Johnny : Merde….Tant pis ! A moi les miettes ! Piou !

Ils se déplacent  en écartant juste les mains le long du corps et viennent manger au bord de scène. Ils picorent à la manière des oiseaux lâchant des « piou » entre deux becquetés.

Tommy : Piou ! Y’a pas grand-chose !
Johnny : Arrêtes de te plaindre et picore !
Tommy : D’ac. Mais…
Johnny : Quoi ?
Tommy : Le reste de sandwich au fond de la poubelle…tu crois que…
Johnny : Piou ! Tentes ta chance, moi c’est niet. Je préfère les miettes.
Tommy : Ouais je sais c’est risqué… Piou ! Un endroit clos, pas beaucoup de place pour décoller au cas où…
Johnny : Comme tu dis. Piou ! C’est comme ça qu’il s’est fait avoir Samy ?
Tommy : Piou ! Non c’est à cause du bus…
Johnny : Quoi le bus ? Il s’est pris un bus ?
Tommy : Non, l’autre grand machin à tête blanche a fondu sur lui. Piou !
Johnny : Et… ? C’est le bus ou la tête blanche ?
Tommy : Samy a décollé, il l’a vu arriver de loin, tu penses….
Johnny : Et … ?
Tommy : Mais il n’avait pas vu le bus sur sa trajectoire. Du coup, il a fait un écart et… Piou !
Johnny : Piou ? Il s’est pris une voiture en face donc.
Tommy : Non la tête blanche l’a eu ! Piou ! A cause du bus !
Johnny : N’importe quoi ! Piou !
Tommy : Piou ! Comme j’t dis !
Johnny : J’ai vu Samy esquiver deux vélos et un camion poubelle avec une tête blanche à ses trousses et là, un simple bus l’aurait eu ?
Tommy : Piou ! Comme j’t dis ! Et ce n’est pas le bus, c’est la tête blanche. Une mauvaise trajectoire, ça peut arriver à tout le monde.
Johnny : Et tu as tout vu ?
Tommy : Non…c’est le pigeon de la place de l’horloge qui…
Johnny : Piou ! Ça va j’ai compris….N’importe quoi…

Ils picorent de nouveau. Tommy regarde en l’air vers une poubelle imaginaire en lâchant un « piou » plaintif.

Tommy : Bon alors ce sandwich ?
Johnny : Quoi le sandwich ?
Tommy : On ne va pas se contenter des miettes…
Johnny : Piou ! Oublie.
Tommy : Tu pourrais y aller et moi je fais le guet.
Johnny : C’est ça… Piou ! Et pourquoi ce serait moi ?
Tommy : J’ai une meilleure vue et tu es plus costaud pour sortir tout le quignon de pain. Piou !
Johnny : Oublie. Si tu le veux, tu vas le chercher.
Tommy : Allez…t’en as pas marre de récolter que des miettes.

Deux comédiennes, bras largement déployés, viennent des coulisses en fond de scène. Elles devront imiter deux aigles royaux

Johnny : Piou ! Alerte ! Piou ! Têtes blanches en vue !
Tommy : Piou ! Maman ! Piou ! Piou !

Cie Prêts-textes-juillet 2017- Sainte Marie (La Réunion)
Ils s’enfuient chacun de leur coté à cour et à jardin. Elles prennent leur place sur scène. Elles rouspètent brièvement en lâchant des « Ahow ! » d’aigle royal tout en cherchant les moineaux disparus.

Irène : Ahow !  Raté !
Mathilde : Evidemment raté ! On a fondu ensemble sur eux. Tu n’as pas vu que je les avais repérés la première ?
Irène : Non désolé, Mathilde…
Mathilde : Ahow !  Non désolé Mathilde….Non désolé Mathilde… c’est tout ce que tu sais dire.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire